Sarkozy s'offre un Airbus présidentiel

Publié le par le meusien

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    Selon plusieurs sources, cet appareil serait le futur avion de la présidence française. (DR)
    Selon plusieurs sources, cet appareil serait le futur avion de la présidence française. (DR)

    Le chef de l'Etat a commandé un «Air force one», doté de moyens de communication et de sécurité modernes. Le gouvernement, lui, aura droit à deux Falcon 7x.

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    • Air Force One», du nom de l'avion présidentiel américain, c'est le titre qui revient dans toute la presse jeudi pour évoquer le dernier investissement de l'Elysée.
       La présidence de la République a annoncé mercredi soir la commande, par le ministère de la Défense, de trois nouveaux avions gouvernementaux : deux petits appareils Falcon 7x de Dassault Aviation (1) et un Airbus A330 d'occasion.
       L'acquisition de ces trois appareils, effectuée dans la plus grande discrétion, a été révélée mercredi par La Dépêche du Midi.
       L'Elysée a confirmé l'information dans la soirée. Selon La Dépêche, l'A330, qui devrait essentiellement servir à Nicolas Sarkozy, sera entièrement réaménagé et rééquipé par l'entreprise Sabena Technics, située à Mérignac, près de Bordeaux. Les Falcon Tx, triréacteurs à réaction haut de gamme, d'une capacité d'une vingtaine de places, sont destinées à remplacer les deux Falcon 900 et les quatre Falcon 50 utilisés jusqu'ici par le gouvernement et dont certains datent d'une vingtaine d'années.
       La flotte devrait être complétée «dans les six ans» par quatre autres appareils, sans doute des Falcon 2000, indique l'Elysée. Un Airbus d'occasion Quant à l'Airbus A 330-200, il s'agit d'un appareil d'occasion, actuellement propriété d'Air Caraïbes et immatriculé F-OPTP, selon le blog du spécialiste Défense de Libération, Jean-Dominique Merchet .
       Cet appareil récent (le modèle a été lancé commercialement en 1994, cet appareil daterait de 2004) est un long-courrier de grande capacité, capable de parcourir 12.500 kilomètres.
       L'achat d'un avion d'occasion permettra à la présidence d'en disposer plus rapidement que s'il avait été commandé neuf à Airbus. Le précédent avion présidentiel, un Airbus A319CJ acquis en 2002 (la flotte gouvernementale en compte deux exemplaires), n'avait qu'un rayon d'action de 7.200 kms et obligeait à faire des escales pour aller, par exemple, en Inde.
       L'A330 offre en outre une capacité double en terme de passagers. Une centaine de millions d'euros pour renouveler la flotte On ne connaît pas les dispositions exactes qui seront rajoutées à l'appareil, et la Sabena Technics s'avère très difficile à joindre jeudi matin.

       On peut cependant imaginer que l'appareil disposera de moyens de communications sécurisés, d'une chambre à coucher et d'une salle de bains (comme sur l'actuel A319), voire de système de sécurité, comme des leurres anti-missiles. A l'heure où «les caisses sont vides», comme l'expliquait le chef de l'Etat en février dernier, l'Elysée insiste sur la nécessité de ces achats. La flotte actuelle, «vieillissante» (le plus vieux Falcon gouvernemental a plus de 30 ans), causerait «une explosion des coûts de maintenance et d'exploitation», assure la présidence.
       Les vieux appareils seront d'ailleurs revendus d'occasion. Le coût total de ce renouvellement est tenu secret, mais les spécialistes du secteur parlent de 100 à 300 de millions d'euros, qui serraient payés par le ministère de la Défense.
       De quoi alimenter la polémique. Le Canard Enchaîné racontait, en février dernier, que Nicolas Sarkozy aurait réclamé un nouvel avion après avoir estimé que le petit moyen-courrier français faisait pâle figure à côté des appareils de ses homologues étrangers. Voilà qui est chose faite.
    L'acquisition de ces trois appareils, effectuée dans la plus grande discrétion, a été révélée mercredi par La Dépêche du Midi. L'Elysée a confirmé l'information dans la soirée. Selon La Dépêche, l'A330, qui devrait essentiellement servir à Nicolas Sarkozy, sera entièrement réaménagé et rééquipé par l'entreprise Sabena Technics, située à Mérignac, près de Bordeaux.  ;Falcon Tx, triréacteurs à réaction haut de gamme, d'une capacité d'une vingtaine de places, sont destinées à remplacer les deux Falcon 900 et les quatre Falcon 50 utilisés jusqu'ici par le gouvernement et dont certains datent d'une vingtaine d'années.
     La flotte devrait être complétée «dans les six ans» par quatre autres appareils, sans doute des Falcon 2000, indique l'Elysée. Un Airbus d'occasion Quant à l'Airbus A 330-200, il s'agit d'un appareil d'occasion, actuellement propriété d'Air Caraïbes et immatriculé F-OPTP, selon le blog du spécialiste Défense de Libération, Jean-Dominique Merchet . Cet appareil récent (le modèle a été lancé commercialement en 1994, cet appareil daterait de 2004) est un long-courrier de grande capacité, capable de parcourir 12.500 kilomètres. L'achat d'un avion d'occasion permettra à la présidence d'en disposer plus rapidement que s'il avait été commandé neuf à Airbus. Le précédent avion présidentiel, un Airbus A319CJ acquis en 2002 (la flotte gouvernementale en compte deux exemplaires), n'avait qu'un rayon d'action de 7.200 kms et obligeait à faire des escales pour aller, par exemple, en Inde. L'A330 offre en outre une capacité double en terme de passagers. Une centaine de millions d'euros pour renouveler la flotte On ne connaît pas les dispositions exactes qui seront rajoutées à l'appareil, et la Sabena Technics s'avère très difficile à joindre jeudi matin. On peut cependant imaginer que l'appareil disposera de moyens de communications sécurisés, d'une chambre à coucher et d'une salle de bains (comme sur l'actuel A319), voire de système de sécurité, comme des leurres anti-missiles. A l'heure où «les caisses sont vides», comme l'expliquait le chef de l'Etat en février dernier, l'Elysée insiste sur la nécessité de ces achats. La flotte actuelle, «vieillissante» (le plus vieux Falcon gouvernemental a plus de 30 ans), causerait «une explosion des coûts de maintenance et d'exploitation», assure la présidence. Les vieux appareils seront d'ailleurs revendus d'occasion. Le coût total de ce renouvellement est tenu secret, mais les spécialistes du secteur parlent de 100 à 300 de millions d'euros, qui serraient payés par le ministère de la Défense. De quoi alimenter la polémique. Le Canard Enchaîné racontait, en février dernier, que Nicolas Sarkozy aurait réclamé un nouvel avion après avoir estimé que le petit moyen-courrier français faisait pâle figure à côté des appareils de ses homologues étrangers. Voilà qui est chose faite.
      source "le figaro"

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