Royal : Sarkozy a «les bras ballants» face à la crise

Publié le par le meusien

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Ségolène Royal, lors d'une séance de dédicaces de son livre co écrit avec Alain Touraine. (Paul Delort / Le Figaro)
Ségolène Royal, lors d'une séance de dédicaces de son livre co écrit avec Alain Touraine. (Paul Delort / Le Figaro)

«Il y a une espèce d'incohérence, d'inertie, un égoïsme insupportable», tacle l'ex-candidate à la présidentielle, alors que François Bayrou affirme ne pas croire un «mot du gouvernement qui dit que la crise financière actuelle s'arrêterait à nos frontières».

L'opposition aurait-elle trouvé son angle d'attaque contre Nicolas Sarkozy ?

 Ségolène Royal a en effet reproché vendredi au président de la République de ne pas réagir face à la crise financière internationale, estimant qu'«il y a une espèce d'incohérence, d'inertie, un égoïsme insupportable», dans les réformes conduites par le chef de l'Etat. «Il y a une crise financière, et que fait Nicolas Sarkozy ?

 Rien, il est là, les bras ballants, en train de nous faire des taxes sur les piques-niques. Où on est, là ?», s'est indigné l'ex-candidate à la présidentielle sur RMC et BFM-TV.

 Une élection présidentielle qu'elle semble vouloir refaire : «Il nous avait promis une baisse de quatre points de fiscalité pendant la campagne et aujourd'hui il y a un impôt nouveau qui a été inventé tous les mois (...) Il avait promis une augmentation des petites retraites, aujourd'hui les petits retraités ne font plus qu'un repas par jour (...)

 C'est pas possible que ça continue, c'est n'importe quoi !», a-t-elle asséné. De même, elle a estimé qu'avec le plafonnement des niches fiscales, «on va construire une usine à gaz» avec «des débats parlementaires interminables où chaque lobby va monter au créneau pour garder sa niche».

 Bayrou et «le nuage de Tchernobyl» Des attaques frontales qui font écho aux propos de François Bayrou, qui avait affirmé jeudi à Bordeaux ne pas croire un «mot du gouvernement qui dit que la crise financière actuelle s'arrêterait à nos frontières», soulignant que «plus vite le gouvernement arrêtera de nous dire que la crise ne touchera pas la France et mieux ce sera».

 «Il y a des moments où la lucidité est un devoir», a ajouté le président du MoDem. Pour lui, «la crise a la dimension d'un tremblement de terre à l'échelle du monde» et «croire que les tremblements de terre s'arrêteront à la frontière française, c'est à peu près une réflexion du même genre que celle qui disait que le nuage de Tchernobyl s'arrêterait à la frontière française, c'est une blague».

 Le leader centriste n'hésite pas non plus à se montrer catastrophiste : «La crise devant laquelle nous sommes, c'est une remise en cause des vingt dernières années du capitalisme international qui est désormais vicié jusqu'à sa racine car il a multiplié les opérations hasardeuses et la recherche du rendement de court terme».

 La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait estimé mercredi que la quasi-faillite de Lehman Brothers n'aura «pas un effet très négatif» en France car «l'exposition des banques françaises est faible». source: "le figaro"

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