À Belfort, le pari risqué de Jean-Pierre Chevènement

Publié le par le meusien

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Battu aux législatives en 2002 et en 2007, l'ancien ministre de l'Intérieur tente un retour au Parlement.
 Les élus locaux du Territoire de Belfort seront-ils plus cléments envers Jean-Pierre Chevènement que les électeurs ?

 Sévèrement battu dans son fief de l'époque aux législatives de 2002 et de 2007, l'ancien maire de Belfort brigue le mandat de sénateur pour laver cet affront.

 À 69 ans, l'ex-candidat à la présidentielle de 2002 sillonne les 102 communes de ce territoire aux confins des Vosges et du Jura où il a «fait sa vie politique» depuis sa première élection comme député en 1973.

 S'il ne dédaigne pas les dossiers locaux, le président du Mouvement républicain et citoyen voit surtout le Sénat comme une «tribune» pour défendre ses idées souverainistes et antilibérales. L'œil vif et l'embonpoint naissant, l'ancien ministre de François Mitterrand se plaît à interpréter un personnage gaullien confronté à des apparatchiks sans envergure

. «Je dois me battre sur deux fronts, contre l'UMP mais aussi contre le PS, susurre Chevènement. Ils aimeraient tant se débarrasser d'un homme qui refuse les clivages habituels…»

Dans son bureau à la vue imprenable sur la citadelle de Belfort, le président PS du conseil général, Yves Ackermann, qui a ravi le département à un proche de Jean-Pierre Chevènement lors des cantonales de 2004, espère aujourd'hui donner le coup de grâce à l'ancien chef de file du Ceres.

   Ne pas se faire oublier «Je sens un fort besoin de renouvellement parmi les élus locaux , assure le baron du PS, 59 ans, cheveux blancs et lunettes d'enseignant. Si les résultats du premier tour indiquent que le candidat UMP ne peut l'emporter, je ne me désisterai pas en faveur de Chevènement au deuxième tour» , avertit ce proche de Bertrand Delanoë.

 Un autre candidat de gauche, le sénateur PS sortant, Michel Dreyfus-Schmidt, qui se représentait en dissident, est décédé le 7 septembre Luttant pour ne pas se faire oublier, le candidat UMP, Robert Creel, conseiller régional de Franche-Comté, âgé de 48 ans, renvoie dos à dos «Chevènement, un Parisien qui loue un pied-à-terre à Belfort le temps d'une campagne» et «Ackermann, qui veut cumuler mandats et fonctions alors que le PS prétend y être hostile» . Marie-Claude Beuret et Patrick Jeanroch défendent respectivement les couleurs du PCF et du FN. Et le Lion de Belfort attend son vainqueur:  source "le figaro"

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