Sarkozy: Face à la tempête financière

Publié le par le meusien


Face à la tempête financière, Nicolas Sarkozy convoque les banques et assureurs pour faire le point sur leur situation

.Le président de la République, Nicolas Sarkozy, tiendra demain, à partir de 10h30, une réunion avec les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises.

 Le Premier ministre François Fillon, la ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde et le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, seront également présents.

 Cette convocation intervient au moment où les valeurs bancaires plongent en bourse. La crise bancaire américaine se propage désormais à l'Europe. Ce lundi, c'est Dexia qui est dans la tourmente suite à des rumeurs concernant une possible augmentation de capital.

 Le Benelux a dû nationaliser en partie Fortis afin d'éviter une faillite de la banque. En Grande-Bretagne, Bradford & Bingley a subi le même sort Le gouvernement britannique va ainsi nationaliser les prêts de l'institution, dont les dépôts et les succursales ont été rachetés par la banque espagnole Santander pour 400 millions de livres (735 millions de dollars)

.Dans le communiqué, l'Elysée précise que cette réunion de travail est destinée à «passer en revue la situation des institutions financières ainsi que la distribution des crédits aux ménages et aux entreprises».

 Les investisseurs se demandent si une banque française pourrait être touchée de plein fouet par la crise, et ainsi être à son tour nationalisée afin de lui éviter le pire.

 Lagarde : la CDC «prendra ses responsabilités en tant qu'actionnaire» de Dexia Sarkozy se voulait déjà rassurant jeudi dernier en déclarant que l'Etat garantirait «la sécurité et la continuité» du système bancaire et financier de la France, en cas d'aggravation de la crise.
 La ministre française de l'Economie Christine Lagarde, de son côté, a indiqué que la Caisse des dépôts (CDC) «prendra ses responsabilités en tant qu'actionnaire» de Dexia.
 Les principaux actionnaires de la banque sont du côté français, les communes belges et la CDC. Cette dernière détient environ 11% du capital de la banque franco-belge. Du côté belge, les autres grands actionnaires sont Arcofin (17,7%), Holding communal (16,2%) et Ethias (6,3%).

 Ce matin, le ministre belge des Finances Didier Reynders avait déjà fait savoir qu'il était prêt à apporter son aide à Dexia, après la nationalisation partielle du bancassureur belgo-néerlandais Fortis  .source: "le figaro"

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