Sarkozy veut remettre à plat la sécurité en Europe

Publié le par le meusien

Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev à Evian. AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG
Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev à Evian.

 Alors que le retrait russe des zones tampons de Géorgie est achevé, le président de la république a proposé un sommet de l'OSCE avant la fin 2009 pour discuter de la proposition russe d'un pacte de sécurité.
 
J'ai entendu le président Medvedev présenter ses idées pour un nouveau pacte de sécurité, (son) expression c'est de Vancouver à Vladivostok. Je veux lui dire que nous sommes prêts à en discuter, car la sécurité, en Europe et au-delà, est un bien commun et donc un autre champ naturel de coopération entre l'Europe et la Russie », a déclaré Nicolas Sarkozy lors de la première édition de la World Policy Conference (WPC organisée à Evian par l'Institut français de relations internationales (Ifri).

Pour discuter de cette remise à plat de la sécurité sur le continent européen, Nicolas Sarkozy a proposé la tenue avant la fin 2009 d'un sommet de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). A Berlin début juin, le président russe avait proposé un «pacte régional» de sécurité européen et «un sommet européen pendant lequel on pourrait commencer l'élaboration d'un tel traité».

 Retrait russe achevé Le président russe Dmitri Medvedev avait auparavant assuré à la tribune de l a WPC que le retrait des forces russes des zones tampon en Géorgie serait achevé le soir même «avant minuit».

 Sur le terrain, une bonne partie de ses forces armées de Géorgie, hors régions séparatistes, étaient en cours de retrait au même moment. Le ministère géorgien de l'Intérieur a d'ailleurs confirmé que les soldats russes se sont totalement retirées des zones tampons adjacentes aux régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie en Géorgie.

 Le président Nicolas Sarkozy s'est félicité de cette annonce, estimant que le Kremlin avait ainsi « tenu parole ». En vertu d'accords conclus le 8 septembre à Moscou entre Medvedev et Sarkozy, le retrait doit être terminé d'ici vendredi. Le président français avait signé ce texte en sa qualité de président en exercice de l'Union européenne
.
 Dmitri Medvedev a d'ailleurs salué le «rôle constructif de l'Union européenne» dans la crise en Géorgie. Il a fait valoir que ce rôle de médiateur contrastait avec celui «d'autres forces dans le monde qui ne voulaient ou ne pouvaient pas» l'assumer, dans une allusion claire aux Etats-Unis. Le président russe s'est enfin déclaré favorable à une réunion du G8 élargi «pour régler les problèmes du système financier mondial» proposée par son homologue français.

 «La Russie va activement participer au processus de rétablissement du système financier mondial et cela pas seulement au sein du G8», a-t-il déclaré. «Il faut inclure d'autres économies qui ont un rôle fondamental: la Chine, l'Inde, le Brésil», a-t-il ajouté. La participation de Dmitri Medvedev à la WPC constitue un signe de détente dans les relations russo-européennes deux mois après le conflit armé en Géorgie.

 La présidence française n'avait toutefois confirmé la présence de Nicolas Sarkozy à Evian que la veille, soucieuse de vérifier que la Russie amorçait bien son retrait de Géorgie des zones tampons adjacentes aux régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie en Géorgie.source: "le figaro"

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