Le fichier EDVIGE

Publié le par le meusien


 Le très controversé superfichier policier va d’ores et déjà subir une retouche. De manière plus générale le fichier EDVIGE confond les missions des renseignements généraux et celles des services de police en amalgamant des finalités fort différentes.

 Soucieuse de faire retomber la pression avant la manifestation du 16 octobre des opposants aux fichiers, Alliot-Marie a ouvert la porte à la concertation en invitant la Cnil, les responsables d’associations et de syndicats à venir la rencontrer pour discuter.

  Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 -Art.10 :"Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi." 

   12 associations et organisations syndicales (CFDT ;  CGT,  FSU, la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat des Avocats de France, le Syndicat de la Magistrature, l’Union Syndicale Solidaires) ont déposé un recours au Conseil d’Etat contre le décret du 27 juin 2008 portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « EDVIGE ». Elles entendent ainsi dénoncer un fichier qui aggrave considérablement l’atteintes aux libertés en permettant le fichage des individus dès 13 ans, la mise en fiche de données dites sensibles comme les origines raciales ou ethniques ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle des personnes.

       Réunies en Collectif « Non à EDVIGE », près de 700 organisations et associations et près de 90 000 personnes ont signé la pétition en ligne « Pour obtenir l’abandon d’EDVIGE », un fichier liberticide.

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