Royal ne fait pas un "préalable" de sa candidature
Royal ne fait pas un "préalable" de sa candidature à la tête du PS
L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle "ne veut surtout pas que la question de la direction vienne gêner ou retarder une dynamique de convergences" et indique qu'un accord avec d'autres prétendants au poste "peut se faire relativement facilement", selon le président de Désirs d'avenir, Jean-Pierre Mignard.
Ségolène Royal ne fait pas de sa candidature au poste de Premier secrétaire du PS un "préalable" à la constitution d'une majorité au PS et elle est "toute prête" à le dire, a déclaré, lundi 15 septembre, le président de Désirs d'avenir, Jean-Pierre Mignard."Il n'y a pas de préalable de quelque manière que ce soit sur la direction du parti (...). Il n'est pas question d'avoir des préalables, surtout quand on veut converger sur les idées. Ségolène Royal est toute prête à le manifester", a déclaré, joint par l'AFP, Me Mignard, président de l'association fondée par l'ex-candidate à l'élection présidentielle.
"Ségolène Royal ne veut surtout pas que la question de la direction vienne gêner ou retarder une dynamique de convergences", c'est pourquoi "un accord peut se faire relativement facilement", a-t-il ajouté.
"Un premier tour"
Jean-Pierre Mignard a rappelé que lors d'une réunion publique le 16 mai dernier, Ségolène Royal ne s'était pas formellement déclarée candidate à la succession de François Hollande dans la perspective du congrès de Reims au mois de novembre.
"Si les militants partagent les orientations que nous proposerons, j'assumerai les responsabilités qui en découlent", avait déclaré la présidente du Poitou-Charentes.
Me Jean-Pierre Mignard a laissé entendre qu'une candidature de Ségolène Royal dépendrait de son score lors du vote des militants sur les motions d'orientation politique, le 6 novembre. Il a, en effet, comparé cette échéance à "un premier tour", le congrès et l'élection du nouveau premier secrétaire constituant le second.
"Le grand arc des alliances"
Le président de Désirs d'avenir a souhaité que se crée en premier lieu un pôle rassemblant les partisans de Ségolène Royal, "'les élus de la ligne claire' [emmenés par le maire de Lyon Gérard Collomb et le patron des socialistes marseillais Jean-Noël Guérini, ndlr], Pierre Moscovici, le pôle écologiste, Julien Dray, au vu de ses dernières déclarations" prônant une majorité "sans exclusive".
"Ce rassemblement est en bonne voie", a-t-il ajouté.
Selon lui, les contributions écrites pour le congrès par ces différentes forces "ont des idées en commun sur la rénovation du PS, la modernisation démocratique, économique et sociale (notamment la démocratie participative), le grand arc des alliances" allant de François Bayrou à Olivier Besancenot.
Il n'a pas exclu un regroupement avec d'autres forces encore. "Il n'y a rien d'irrémédiable", a-t-il dit. source: "le nouvel observateur"
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